L’histoire du Tour de France Femmes: chronique sexiste dans le monde cycliste ?

Par Nell Beaussac

Depuis 2 ans, le Tour de France Femmes est une compétition cycliste de haute volée !

Pourtant, l’histoire de cet événement est bien plus ancienne et ne va pas sans son lot de perceptions sexistes et d’autres stéréotypes genrés…

« C'est complètement inesthétique. Il y a des sports qui sont masculins, il y a des sports qui sont féminins. Voir une femme danser pour moi c'est très joli, voir une femme jouer au football ou sur un vélo, c'est moche. C'est mon opinion. Si certains trouvent ça bien, tant mieux. Moi, ça ne me plaît pas. Le sport cycliste est un sport extrêmement difficile et j'aime trop les femmes pour les voir souffrir. Je suis contre le cyclisme féminin. Vous vous êtes moches, je suis désolé. Je regarderai le cyclisme féminin le jour où elles mettront des maillots, des cuissards et des chaussures un peu plus jolis »

Marc Madiot, manager depuis 1997 de l'équipe Groupama-FDJ, 1987

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Introduction 

Dimanche 23 juillet 2023, 144 cyclistes internationales prennent les routes de France d'assaut, à la suite de leurs homologues masculins, dans le cadre de la deuxième édition du Tour de France Femmes. Durant huit étapes allant de Clermont-Ferrand à Pau, les coureuses se sont confrontées à un parcours mêlant épreuves mythiques en haute montagne (avec le passage des cols d’Aspin et du Tourmalet au septième jour), ainsi qu’un contre-la-montre à l’occasion du grand final de cette deuxième édition. Si, depuis deux ans, le Tour Femmes s’inscrit comme un événement dans le monde du cyclisme, la mise en place de compétitions destinées aux coureuses relève d’une longue histoire, dont l’accès à la pratique cycliste représente le point de départ.

Le premier prototype de deux roues est mis au point par Karl Drais (1) en 1818. Evoluant progressivement vers la forme que nous lui connaissons aujourd’hui, le vélo représente alors un outil dont la pratique est circonscrite à l’usage masculin. Longtemps jugé inadéquat et provocateur de par la position qu’il nécessite, l’utilisation du vélo par les femmes représente de surcroît une possibilité d’émancipation et une liberté de mouvement pour elles, loin des sphères domestiques, familiales et plus généralement de l’autorité masculine (2)(A). Ainsi, si les femmes n’ont eu accès à la pratique cycliste qu’après un long combat, il en va de même pour le domaine de la compétition de haut niveau. Pierre de Coubertin déclare en ce sens en 1912, à l’occasion des jeux de Stockholm “le véritable héros Olympique est à mes yeux l’adulte mâle individuel” (3). Véhiculant l’idée que les femmes ne sont ni faites pour la compétition, ni pour le sport de manière générale, l’obstruction de la pratique sportive en compétition repose également sur des raisons médicales, esthétiques ou encore morales (B). 

C’est donc au terme d’une lente évolution, et d’un combat contre les injonctions sexistes et misogynes que s’est lentement et progressivement affirmée la place des femmes au sein de cette discipline. Cependant, il est nécessaire de considérer l’impact de ces années de mise à l’écart. Dans une étude menée en 2015 par Pascale Garnier (4), professeure en sciences de l’éducation, il apparaît évident que les enfants, en fonction de leur genre, font l’acquisition d’une culture du sport différenciée. La scientifique utilise entre autres l’exemple du vélo afin de démontrer ce fait. Lorsque l’on parle de cet outil, “rayon”, “guidon” ou encore “frein”, sont autant de mots maîtrisés par les jeunes garçons, qui présentent une “socialisation différenciée [...] dans l’univers des jouets et des sports” (5) . 

De par son histoire, la pratique du cyclisme féminin et par extension le Tour de France Femmes invitent à se questionner tant sur les représentations et stéréotypes qui entourent la pratique de ce sport, qu’à propos des remises en cause liées aux genres qui continuent d’y prospérer. Parallèlement, étudier le cas de cette compétition précise représente l’occasion de mettre en lumière à la fois les enjeux que soulève le développement d’un Tour de France Femmes, et les obstacles auxquels il se heurte.

Laurent Fignon et Marianne Martin posent tous deux à l’occasion du podium final du Tour de France de 1984 (Pichon/L'Équipe). Source : 9

Le Tour de France féminin et son intégration au paysage sportif : une épreuve d’endurance entre remises en cause et stéréotypes.

Le premier Tour de France féminin

L’histoire du Tour de France féminin débute en 1955 (6). Cinquante-deux ans après la création de son pendant masculin, c’est Jean Leulliot - journaliste collaborationniste - qui en est à l’origine. A l’occasion de cet évènement, quarante-et-une femmes de différentes nationalités, prennent le départ d’une course divisée en cinq étapes. Mais cette première tentative s'essouffle au bout d’un an. En effet, non seulement le sexisme prégnant entrave les femmes dans leur pratique du sport à haut niveau, mais il encourage aussi la multiplication de critiques à l’égard des cyclistes féminines : J. Leulliot lui-même tire un bilan stéréotypé et sexiste de cet événement, en questionnant le professionnalisme des coureuses. Selon lui, elles resteraient “sur leurs jambes le soir à l’étape pour aller faire les magasins”, et bavarderaient à longueur de course (7). Les médias aussi assignent à cette compétition leur lot de moqueries à caractère sexiste. Entre autres, le journal l’Equipe se réjouit en 1957 du refus de l'UCI de décerner un maillot arc-en-ciel aux athlètes féminines : "Le bon sens a triomphé (…) Elles devront se contenter des épreuves existantes et du cyclotourisme, ce qui correspond beaucoup plus à leurs possibilités musculaires" (8).

La seconde tentative de 1984

C’est dans les années 1980 que se dévoile un nouveau Tour féminin. De 1984 à 1989, la Société du Tour de France réhabilite ainsi l’épreuve, qui se développe cependant dans l’ombre et en préambule de l’épreuve masculine (9). En effet, la course est organisée en “lever de rideau” de celle des hommes.  De la même manière, les coureuses ne disputent que les 60 à 70 derniers kilomètres de la course des hommes, et ne sont que trente-six, à savoir cinq fois moins que leurs homologues masculins (8). Alors que la mise en place de ce nouvel événement résonne avec les premières épreuves féminines de cyclisme durant les Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984 (8), et que certains journaux tels que l'Équipe offrent une timide couverture médiatique aux performances féminines (C), cela ne fait pas taire les critiques sexistes qui pèsent sur les athlètes féminines pour autant. En 1987, l’émission télé A chacun son Tour invite Jeannie Longo, vainqueure de la Grande Boucle en 1987, 1988 et 1989, ainsi que Marc Madiot. Ce dernier n’aura de cesse, durant ces interviews, d'émettre des critiques sexistes à l’encontre de la présence de femmes dans le domaine de la compétition cycliste. Y sera particulièrement ciblé le prétendu “inhesthétisme” des athlètes féminines (12) : 

«Je regarderai le cyclisme féminin le jour où elles mettront des maillots un peu plus jolis, des cuissards un peu plus jolis et des chaussures un peu plus jolies. » - Marc Madiot

1889-2010 : les compétitions de cyclisme sur route féminines en France, entre tentatives et essoufflements.

Cependant, 1989 sonne à nouveau le glas de cette deuxième tentative de pérennisation pour la compétition féminine. Jugée trop contraignante sur le plan économique (13) par Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour de France, la compétition est annulée. Le Tour de la CEE féminin se développe par la suite en 1990, sans connaître d’engouement particulier : elle s'essouffle donc rapidement, en 1993. 

En 1992, une autre épreuve est amenée sur la scène du cyclisme féminin international, sous la coupe de Pierre Boué. Initialement intitulé Tour cycliste féminin, puis Grande Boucle Féminine Internationale en 1998, cette épreuve est également sous-financée. Cela est notamment dénoncé par les athlètes : Hôtels de moindre qualité, longs transferts entre les étapes ou encore non-paiement des primes de course sont entre autres pointés du doigt (6). Les difficultés financières auxquelles se confronte cette course empêchent l’édition 2004 de se tenir. Finalement, et jusqu’à sa disparition en 2010, cette épreuve subira des chevauchements avec d’autres, empêchant pleinement sa démocratisation ainsi que sa diffusion, et entraînant de facto le raccourcissement de son parcours ainsi que de sa durée.

Le retour du Tour de France féminin et l’émergence de nouvelles critiques

En 2014, la participation des femmes au Tour de France prend une nouvelle allure. En effet, à l’occasion de l’arrivée des coureurs sur les Champs-Elysées, les athlètes féminines sont invitées à concourir à l'épreuve avant le passage des hommes. Ce format - qui durera jusqu’en 2021 - est bien moindre. Alors qu’en Europe, les épreuves féminines se développent, à l’image du Giro d’Italia féminin mis en place dès 1988, de nombreuses cyclistes et associations militent pour un retour du Tour au féminin. A la tête de ces dernières se trouve l’association Donnons des elles au vélo. De nombreuses cyclistes membres de cette association effectuent alors entre 2015 et 2022 l’intégralité du parcours du Tour de France masculin, tant pour invalider les thèses d’une incapacité féminine, que pour militer pour le retour de cette compétition internationale. La médiatisation dont bénéficie l’association, tout particulièrement à partir de 2017 (D), est également un avantage pour défendre l’idée d’un tour de France Femmes. En parallèle, de nombreuses athlètes à l’instar de Marianne Vos, cycliste néerlandaise, élèvent également leurs voix en faveur d’un Tour de France féminin. 

C’est donc en 2021 que l’ASO (E) décide de relancer le Tour de France Femmes, avec pour directrice de course l’ancienne athlète Marion Rousse. D’un format plus court que son équivalent masculin, la course connaît tout de même un franc succès lors de sa première édition en 2022. Mais cela n’empêche pas les commentaires sexistes d'affluer, notamment sur les réseaux sociaux. En 2022 les remarques désobligeantes et moqueuses remettent le niveau des athlètes en question de manière récurrente, et visent plus particulièrement les chutes dans le peloton féminin, poussent M. Rousse à réagir (15). Elle s’exprime au micro de France Info et du Figaro

“ La chute, malheureusement, fait partie de notre sport. Mais, chez les hommes, quand il y a une chute, c’est : « Waouh, les guerriers, ils se relèvent, c’est fantastique ! », et chez les femmes, c’est : « Elles ne savent pas rouler ! ». Le cyclisme se court de la même manière chez les hommes que chez les femmes, avec les chutes qui vont avec.” 

De nombreuses athlètes, elles aussi, s'expriment sur les réseaux sociaux afin de répondre à ces attaques. C’est notamment le cas de la danoise Christine Majerus, qui publie des photos de chutes du peloton masculin de 2022 (15), avec la légende suivante : “Pour les haineux. Dois-je continuer ?

À la poursuite de l’égalité : focus sur la question de la médiatisation et de la rémunération des athlètes.

Avant d’arriver à la forme que nous lui connaissons aujourd’hui, le Tour de France Femmes a donc traversé de nombreuses phases et remodélisations, perpétuellement accompagnées de commentaires sexistes. Cependant, la création de cette compétition ne représente pas une fin en soi : de nombreux défis restent encore à relever afin d’atteindre une véritable parité entre cyclistes masculins et féminins. 

La question de la médiatisation du cyclisme féminin 

La pérennisation de la médiatisation du cyclisme féminin est un défi capital pour la discipline et pour ses sportives. En effet, si le sport féminin souffre en règle générale d’un manque de visibilité accablant en comparaison à son homologue masculin (17), cela peut avoir de grands impacts sur son développement. C’est entre autres ce que nous avons abordé précédemment : de nombreuses éditions d’épreuves cyclistes, ancêtres du Tour de France féminin actuel, ont souffert de ce manque de diffusion. Ainsi, la responsabilité des médias, qu’ils soient sportifs ou non, est multiple. 

Si une diffusion plus égalitaire du sport masculin et féminin à la télévision permettrait de pérenniser et de populariser certaines compétitions, cela pourrait également permettre d’éliminer certains clichés sur le sport féminin, car ces derniers ont effectivement la peau dure. En outre, la représentation médiatique des athlètes féminines se limite encore trop souvent à leur apparence, leur âge ou encore leur vie familiale, là où, chez les hommes, ce sont les performances qui sont davantage valorisées (18). N’est-il pas d’ailleurs courant d’entendre, à l’occasion de grandes compétitions, des commentaires sexistes et misogynes tout à fait décomplexés ? Les derniers Jeux Olympiques d’Hiver sont des exemples récents. Guilbert Colas, commentateur de l’épreuve de ski de bosses a notamment salué à sa manière la performance de l’américaine Jaelin Kauf, qui aurait skié “comme un mec”, d’une manière “vraiment impressionnante” pour une “fille”. Certes, cet exemple n'est pas tiré du monde cycliste, mais il permet de réinsister sur la responsabilité des médias dans la diffusion et dans le maintien de clichés sexistes, notamment en ce qui concerne les capacités et performances féminines.

La question de la rémunération des cyclistes féminines

Ainsi, si la médiatisation du cyclisme - et plus généralement de tout sport - féminin  représente un premier enjeu, le second concerne la rémunération des athlètes. Pour certains et certaines, le point précédemment exposé et celui-ci sont liés. C’est notamment ce qu’affirme Audrey Cordon-Ragot, championne de France de cyclisme sur route en 2020. Les différences salariales entre les deux sexes dépendraient ainsi d’une “loi du marché” interne à ce sport : “On sait aujourd’hui, on n’a pas la même valeur marchande des hommes. C’est la loi du marché” (19). La différence de rémunération (salaire et primes de courses) entre athlètes hommes et femmes, à l’image du temps d’antenne consacré aux courses féminines en cyclisme, se justifie par les revenus engendrés par ces dernières. En effet, ces montants sont plus faibles en raison d'une moins bonne rentabilité de diffusion, qui implique des partenariats et des sponsorings moins importants. L’explication de ces écarts ne doit cependant pas éclipser les difficultés qu’ils entraînent. Ainsi, si l’UCI a fixé le salaire minimum des équipes féminines du World Tour (coureuses évoluant au sein des vingt meilleures équipes mondiales) à 32 100 € depuis 2023 (20), cette rémunération représente le salaire minimum assuré aux cyclistes masculins issus d’équipes ProTeam (aussi connues comme équipes Pro Continentales), équivalente au deuxième niveau des équipes professionnelles sur route. Cette différence devient encore plus significative lorsque l’on ne compare que les cyclistes les mieux payés du monde: Christopher Froome gagnerait environ 5,5 millions d’euros par an, contre 125 000 euros pour Annemiek Van Vleuten (21). 

Finalement, ces écarts salariaux sont encore plus importants pour les professionnelles de deuxième division. Si un salaire est garanti aux hommes dans ces équipes, il n’en va pas de même pour les femmes. C'est ce que met en avant le syndicat The Cyclists’ Alliance (G), dans une enquête, publiée le 14 juillet 2021 (22). Menée auprès de 97 cyclistes professionnelles pratiquant diverses disciplines, le résultat de cette étude est sans appel. 38% des cyclistes interrogées continuent de mener des études en plus de leur carrière sportive, 39% de ces athlètes ont un second travail pour assurer leurs revenus dont 15% ont un second travail de plus de 20 heures par semaine. Parmi ces dernières, 67% des femmes qui ont un second travail le font car elles ne reçoivent pas de salaire de la part de leur équipe. Même si la liste de ces statistiques est encore longue, ces exemples permettent de se demander : comment un salaire aussi bas voire inexistant peut-il permettre la pérennisation du cyclisme féminin ? Comment peut-il galvaniser les jeunes espoirs féminins, et les pousser à faire carrière dans leur discipline ?

En bref, comment développer, et permettre une véritable égalité à tous niveaux, sans une parité salariale généralisée ?

Conclusion

Retracer l’histoire du Tour de France Femmes, c’est donc se confronter à une vision bien souvent sexiste du sport, et des athlètes féminines. Transmise durant des décennies, l’idée de compétences et de performances moindres chez ces athlètes participe à la stéréotypisation de ce sport, qui est encore perceptible aujourd’hui. Ainsi, la poursuite de l’égalité doit s’opérer sur différents terrains : nous avons en ce sens abordé la question de la médiatisation des athlètes, ainsi que de leurs rémunérations

Il semblerait finalement important d’interroger la féminisation des autres métiers du cyclisme sur route. Car si cette note traite des coureuses cyclistes en elles-mêmes, il existe de nombreux autres métiers (mécaniciennes, directrices sportives, etc.) qui soulèvent également la question de la féminisation.

Bibliographie

  • 1 : Yann Lagarde, « A l’origine du vélo - #CulturePrime »,  France Culture, 16/06/2020  [https://www.radiofrance.fr/franceculture/a-l-origine-du-velo-2276258] (consulté le 08/08/2023)

  • 2 : Leïla Marchand, « Le vélo, l’invention qui émancipa les femmes », Slate, 28/07/2015 [https://www.slate.fr/story/104509/velo-outil-emancipation-femmes] (consulté le 10/09/2023)

  • 3 : Camille Juza, Matthias Vaysse, « Toutes Musclées », Arte, 4/10/2022, [https://www.youtube.com/watch?v=rdDJUn55Z3M&t=280s] (consulté le 28/08/2023)

  • 4 : Pascale Garnier. « Jouets ou matériels sportifs ? Une culture matérielle analysée du point de vue des jeunes enfants », Sciences sociales et sport, vol. 16, no. 2, 2020, pp. 127-145.

  • 5 : Béatrice Barbusse. Du sexisme dans le sport. Anamosa, 2022.

  • 6 : Adrien Hémard-Dohain, « Tour de France Femmes, l’histoire mouvementée entre la Grande Boucle et les coureuses », FranceInfo Sport, 24/07/2022 [https://www.francetvinfo.fr/tour-de-france/tour-de-france-femmes-l-histoire-mouvementee-entre-la-grande-boucle-et-les-coureuses_5267776.html] (consulté le 11/08/2023).

  • 7 : Dominique Turgis, « Le Tour féminin 1955 », Mémoire du cyclisme, 04/10/2005 [http://memoire-du-cyclisme.eu/dossiers/dos_cyclismag_tour_feminin_1955.php] (consulté le 06/09/2023).

  • 8 : Nawal Lyamini, « Archives. Qu’est devenu le Tour de France féminin  de 1955 ? », Ouest-France, 29/07/2019 [https://www.ouest-france.fr/sport/cyclisme/archives-qu-est-devenu-le-tour-de-france-feminin-cree-en-1955-6462779] (consulté le 12/08/2023).

  • 9 : Clément Labonne, « Le Tour de France féminin : de ses premières années à son retour en grâce en 2022 », L'Équipe, 13/05/2021 [https://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/Le-tour-de-france-feminin-de-ses-premieres-annees-a-son-retour-en-grace-en-2022/1251561] (consulté le 08/08/2023)

  • 12 : Florence Dartois, « Jeannie Longo, victime du machisme de Marc Madiot et de Laurent Fignon », Institut National de l’Audiovisuel (INA), 30/06/2022, [https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/jeannie-longo-victime-du-machisme-de-marc-madiot-et-de-laurent-fignon] (consulté le 10/08/2023).

  • 13 : Clément Labonne, « Le Tour de France féminin : de ses premières années à son retour en grâce en 2022 », L'Équipe, 13/05/2021 [https://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/Le-tour-de-france-feminin-de-ses-premieres-annees-a-son-retour-en-grace-en-2022/1251561] (consulté le 08/08/2023)

  • 15 : Gilles Festor,  « Tour de France féminin : « C'est ridicule », Marion Rousse agacée par les commentaires moqueurs sur les chutes à répétition », Le Figaro, 30/07/2022, [https://www.lefigaro.fr/sports/cyclisme/tour-de-france/tour-de-france-feminin-c-est-ridicule-marion-rousse-agacee-par-les-commentaires-moqueurs-sur-les-chutes-a-repetition-20220730] (consulté le 15/08/2023).

  • 17 : « Diffusion du sport féminin à la télévision : en progression mais toujours minoritaire », Vie Publique, 03/02/2023, [https://www.vie-publique.fr/en-bref/288026-sport-feminin-la-television-en-progression-mais-toujours-minoritaire] (consulté le 25/07/2023).

  • 18 : « Il faut rendre encore plus visible le sport féminin », Le Monde, 01/08/2022 [https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/08/01/il-faut-rendre-encore-plus-visible-le-sport-feminin_6136820_3232.html] (consulté le 13/09/2023).

  • 19 : « Les différences de revenus entre coureurs et coureuses, « la loi du marché », selon Audrey Cordon-Ragot », L’Equipe, 14/10/2021, [https://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-route/Actualites/Les-differences-de-revenus-entre-coureurs-et-coureuses-la-loi-du-marche-selon-audrey-cordon-ragot/1292050] (consulté le 18/08/2023).

  • 20 : « UCI Women’s WorldTeams : augmentation significative des salaires et des budgets en 2021 », UCI, [https://fr.uci.org/pressrelease/uci-women%E2%80%99s-worldteams--augmentation-significative-des-salaires-et-des-budgets-en-2021/33xTRYFrzL5NrwYktmcP4T] (consulté le 17/08/2023).

  • 21 : « Les femmes et le cyclisme : Le combat pour l’égalité des droits », Siroko Cycling Community, 25/06/2021, [https://www.siroko.com/blog/c/fr/les-femmes-et-le-cyclisme-le-combat-pour-l-egalite-des-droits/#:~:text=L%E2%80%99in%C3%A9galit%C3%A9%20des%20opportunit%C3%A9s%20dans%20la%20carri%C3%A8re%20signifie%20que,courses%20pour%20les%20hommes%20et%20pour%20les%20femmes.] (consulté le 05/09/2023).

  • 22 : Grégory Ienco, « Cyclistes sans salaire en hausse, écart salarial important… : la dernière enquête de Cyclists’ Alliance sur le peloton féminin est alarmante », CyclismeRevue.be, 14/08/2021 [https://cyclismerevue.be/2021/07/14/enquete-cyclisme-feminin-salaires-travail/] (consulté le 03/09/2023).

Sources supplémentaires

  • « Egalité et droits des femmes dans la sphère privée », Vie Publique, 23/02/2023 [https://www.vie-publique.fr/eclairage/19592-egalite-et-droits-des-femmes-dans-la-sphere-privee] (consulté le 05/09/2023)

  • Augustin Remond, « La place du corps dans le sport au début du XXe siècle», Revue Histoire, 28/04/2021 [ https://revue-histoire.fr/la-place-du-corps-dans-le-sport-au-debut-du-xxe-siecle/] (consulté le 29/08/2021). 

  • Ilaria Federico, Mario Bowden, Stéphane Hamalian, « Égalité de genre dans le sport : les défis des athlètes femmes », Euronews, 27/07/2023, [https://fr.euronews.com/2023/07/27/egalite-de-genre-dans-le-sport-les-defis-des-athletes-femmes] (consulté le 26/08/2023)

Références : 

  • A : Le Code Napoléon (autrement appelé code civil), est un ensemble est un ensemble de loi qui détermine juridiquement les relations entre les personnes physiques, morales, ainsi que leur bien. Promulgué en 1804, ce dernier inscrit l’infériorité des femmes dans la loi. Si elles sont privées de droits juridiques, ces dernières sont également soumises à l’autorité du père et du mari, et ce au nom du bon fonctionnement de la famille patriarcale. 

  • B : A cette époque, le sport féminin est effectivement contesté à plusieurs niveaux. Dans une perspective médicale, la pratique sportive par les femmes est remise en cause car jugée dangereuse notamment pour la fertilité féminine. D’un point de vue moral, le sport est également jugé comme potentiellement dangereux : l’éloignement des femmes de l’espace domestique incarne pour certain la fragmentation de l’équilibre familial, péril pour la société de l’époque. Finalement, l’inesthétisme d’une femme trop sportive est également avancée. La pratique sportive des femmes s’est longtemps cantonnée à de rares activités, causée par une peur de la masculinisation du corps féminin, qui ne correspondait plus aux standards classiques de beauté et de genre. 

  • C : Comme le journal l’Equipe qui fait poser à sa une les vainqueurs féminins et masculins du Tour à l’occasion du podium final de la Grande Boucle de 1984.

  • D : Des reportages sur l’association sont diffusés sur divers canaux d’information. Entre autres, France Info et France 3 Béarn y consacrent une émission. 

  • E : Amaury sport Organisation, entreprise organisatrice et créatrice d'événements sportifs, dont le Tour de France depuis 1992

  • G : The Cyclists' Alliance est l'organisation syndicale représentant les cyclistes professionnelles féminines lors des épreuves de l'UCI World Tour féminin. La création de ce syndicat remonte à 2017. En plus de représenter les athlètes féminines face aux organisateurs de courses, le syndicat porte différents objectifs : améliorer les conditions de travail des femmes coureuses (notamment dans le domaine de la sécurité en course), lutter contre les violences sexuelles au sein des équipes cyclistes, ainsi que faire respecter les conditions de travail minimales aux sportives cyclistes. 

    Lien du site Internet du syndicat : https://cyclistsalliance.org/

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